La fin de l’année approche et avec elle, les sacro-saints listings/tops de l’année chers aux blogs et aux sites de jeux vidéo. Je ne vais pas déroger à la règle, et je fais donc mon listing des jeux finis en cette année 2011, suivi d’une sélection de jeux/personnages/autres par catégories. J’ai terminé seize jeux au total (en espérant en avoir oublié aucun) contre douze l’an dernier. Très peu de ces jeux sont vraiment récents (seulement deux datant de cette année) mais tous sont de bons titres dans l’ensemble. Pour plus de clarté, je les liste par ordre alphabétique, et j’indique entre parenthèses le support sur lequel j’y ai joué. C’est parti :
Batman : Arkham Asylum (360)
Obtenu à Noël et fini tout récemment. Je l’ai dévoré. J’ai adoré cette ambiance sombre et délirante, très fidèle au comic. Le gameplay est au poil, les graphismes éclatent la rétine, les musiques s’accordent superbement bien au titre, la durée de vie est tout à fait convenable (d’autant plus si on se met en quête des secrets que réserve le jeu). Je n’en parle pas plus car un article dessus est prévu pour très bientôt.
Bioshock 2 (360)

J’avais adoré le premier, que j’avais retourné dans tous les sens et dans tous les modes de difficulté, et j’ai adoré ce second volet, que je trouve même meilleur. Certes, l’effet de surprise qui était une des grandes forces de Bioshock premier du nom a disparu, on est désormais plus ou moins en terrain connu, mais tout y est meilleur. A commencer par Rapture elle-même, les zones parcourues sont beaucoup variées et originales. Je retiens notamment l’espèce de parc d’attraction qui sert en fait d’instrument de propagande ou encore Fontaine Futuristic, espèce de labo contrôlé par un scientifique ayant perdu la raison et ayant enregistré un message lorsqu’il était sain d’esprit nous demandant de le tuer. Les nouvelles armes sont aussi très bonnes, comme la foreuse qui est jouissive à utiliser. Le fait d’incarner un Big Daddy est aussi une excellente idée, et les passages de défense de Little Sisters diversifient le gameplay. J’ai aussi un peu joué au mode multi que j’ai trouvé étrangement mou du genou, mais l’aventure solo, elle, est une franche réussite.
Grand Theft Auto IV (360)
Je l’avais commencé deux ans auparavant, mais ce n’est que cette année que j’en suis arrivé à bout. J’appréhendais ce GTA, notamment à cause de son côté sérieux plus prononcé, mais au final j’ai pris une violente claque et je considère désormais cet opus comme le meilleur de la série. Cette ambiance réaliste et sombre m’a emballé. J’ai beaucoup aimé la profondeur de l’histoire et des personnages, ainsi que tous les petits détails certes insignifiants (comme les passants qui s’abritent lorsqu’il y a de la pluie ou Niko qui casse une vitre pour pouvoir sortir son arme en voiture) mais qui donnent vie à la ville de Liberty City. Il y a une réelle implication du joueur, on est happé dans cette caricature de New York excellente et convaincante. Un des meilleurs jeux de cette génération de consoles, à n’en pas douter.
Grand Theft Auto IV : The Lost & Damned (360)
J’ai profité d’une promotion pour me procurer le premier DLC de GTA IV, qui m’attirait fortement. Une plongée dans l’univers des bikers, voilà qui m’intéressait. Un add-on de qualité, qui rajoute quelques éléments sans dénaturer le jeu et qui apporte une autre vision, toute aussi sombre et réaliste, de Liberty City. Et les ajouts musicaux sont aussi excellents. Foncer sur la route en chopper en écoutant du Iron Maiden, ça n’a pas de prix.
Hitman : Blood Money (360)
Ca faisait un moment qu’il me faisait de l’oeil celui-là, et j’ai succombé cette année. Verdict ? Une tuerie, sans mauvais jeu de mots. On est donc dans la peau de Code 47 et on doit assassiner diverses cibles sur une map le plus rapidement et discrètement possible. Et les possibilités de jeu sont quasiment illimitées. C’est bien simple, on peut pratiquement tout faire : se déguiser en clown, tuer des gens à coups de pelle, empoisonner des gâteaux… Les niveaux sont longs et très bien pensés laissant à chaque une multitude de choix dans l’accomplissement des missions, ce qui offre au titre une replay value intéressante. A essayer. Et ne vous fiez pas à la démo disponible un peu partout, elle ne montre que le tutoriel et n’est pas du tout représentative du jeu.
Half-Life (PC)
Vouant un culte presque sans limite à Half-Life 2, je me suis lancé dans Half-Life premier du nom que je n’avais pas connu à l’époque pour voir de quoi il en retournait. Le jeu est très différent de son successeur, notamment parce que la quasi intégralité du jeu se déroule dans un seul décor : le laboratoire. Malgré ça, on ne s’en lasse pas et on passe les 20 heures nécessaires pour finir le jeu avec le même plaisir. La mise en scène était déjà très présente à l’époque et réussi, encore aujourd’hui, a étonner les joueurs. J’ai aussi trouvé le jeu particulièrement difficile par rapport à Half-Life 2, on avance vraiment difficilement, et c’est assez déroutant à une époque comme la nôtre où les jeux (et notamment les FPS) sont de plus en plus simples.
Jump Ultimate Stars (DS)

Déjà fini il y a quelques années, je l’ai racheté sur un coup de tête en début d’année, car je voulais rejouer à cet excellent Smash Bros like. Le jeu propose de regrouper les séries du Jump pour en faire un jeu de combat. On peut ainsi assister à des face-à-face improbable entre Sangoku et Kenshiro ou Luffy et Ichigo. Un incontournable pour tous les fans de shônen donc, même si quelques défauts sont à déplorer, comme l’aspect parfois brouillons de certains affrontements ou des ralentissements assez agaçants. De plus, le jeu est uniquement disponible en import jap. Il est facilement trouvable, mais les textes tout en japonais peuvent en rebuter certains, même si, heureusement, des traductions complètes sont disponibles sur le web.
Just Cause 2 (360)
Bourrin et fun, voilà deux mots qui résument plutôt bien Just Cause 2, un GTA-like décomplexé où l’on contrôle un personnage muni d’un grappin sur une île sous dictature. Au niveau du réalisme, Just Cause 2 est aux antipodes de GTA IV. On peut vraiment faire tout et n’importe quoi : voler des avions en plein vol, faire du base jump et ouvrir son parachute à deux mètres du sol, se placer sur le toit d’un véhicule en marche… Cet aspect totalement fou du titre offre un fun immédiat, parfait pour se défouler après une grosse journée de travail. Ca se prend pas au sérieux et ça fait du bien. De plus, la map est gigantesque, proposant une multitude de quêtes annexes (bien que répétitives) et de petits secrets bien cachés qui augmentent la durée de vie déjà bien solide du jeu.
Limbo (360)
Pour certains, Limbo est un chef-d’oeuvre vidéoludique absolument génial et incontournable. Pour d’autres, c’est juste de la branlette culturel pour se convaincre de l’attrait artistique du jeu vidéo. Personnellement, je suis un peu dans les deux camps. J’ai pris mon pied sur Limbo, je l’ai englouti d’une traite sans jamais m’ennuyer et j’ai adoré. Mais il est vrai que ludiquement parlant, le titre est plutôt faible, on se contente d’avancer en évitant les pièges et en résolvant les énigmes sans vraiment suivre de but précis ni de scénario véritablement défini, et tout ça uniquement avec le bouton A. Il est aussi je trouve bien trop cher, surtout qu’il ne faudra pas plus de trois heures pour en voir la fin. Avis mitigé donc.
Portal 2 (PC)
J’avais adoré Portal premier du nom, et j’ai encore plus adoré cette suite. Il y a tellement de nouveautés qu’on a l’impression que Portal n’était en fait qu’une ébauche, un brouillon de Portal 2. La véritable force du titre réside selon moi dans son scénario et sa mise en scène. C’est juste magistral, on est projeté dans les entrailles d’Aperture Science en allant de surprises en surprises avec des rebondissements totalement inattendus. Le personnage de Wheatley apporte aussi beaucoup au titre, par son doublage très réussi (même en français) et ses animations très convaincantes. On regrettera peut-être que les énigmes ne soient pas plus nombreuses ni plus évoluées, mais Portal 2 n’en reste pas moins l’un des meilleurs jeux de cette année 2011.
Rock of Ages (360)
Rock of Ages m’avait beaucoup attiré lors du dernier E3, notamment parce qu’il semblait faire le mélange improbable entre Katamari pour le gameplay et les Monty Python pour l’univers. On est effectivement très proche de l’humour absurde des Monty Python, mais le gameplay est finalement très différent d’un Katamari. Il s’agit en fait plutôt d’un mélange entre un tower diffense et Monkey Ball (à la différence qu’on manipule la boule, et pas le plateau). Le résultat est bon quoiqu’un peu répétitif à la longue. Heureusement que l’univers décalé et l’humour totalement absurde sont là, car ce sont ces éléments qui sont finalement les principaux atouts de Rock of Ages. Un bon jeu, à essayer.
Scott Pilgrim Contre le Monde (360)
Grand fan du comic et du film, je me suis essayé au jeu. Et je n’ai pas été déçu, un bon trip old-school avec Anamanaguchi à la musique et Paul Robertson aux graphismes, ça ne pouvait donner que du bon. Dommage que le titre soit un poil répétitif, même si c’est un peu le genre beat them all qui veut ça. Le petit aspect RPG est aussi un ajout sympathique.
Sonic the Hedgehog (360)
Alors déjà petite précision, il ne s’agit pas du jeu sorti en 2006 mais bien du tout premier paru sur Megadrive, disponible à petit prix sur le Xbox Live Arcade. J’avais le souvenir d’un Sonic 2 excellent, nerveux et très speed, comme on a (ou du moins avait) l’habitude avec les Sonic. Je pensais retrouver ces sensations dans le premier volet que je n’avais encore jamais fait, et j’ai été déçu de voir que ce ne fut pas le cas. En effet, le premier Sonic est beaucoup moins dynamique et rapide que les suivants. Ca va pas bien vite, on se traîne un peu, et ce ne sont pas les niveaux aquatiques d’une mollesse ahurissantes qui changent la donne. Une des causes de ce manque de pêche : la fourberie et la putasserie de ses pièges et ennemis. Il y en a partout, il faut être constamment à l’affut pour pas mourir bêtement et du coup on avance à tâtons. Donc avis mitigé sur ce premier Sonic, je referai le deuxième opus en 2012, histoire de voir si mes souvenirs sont intacts.
Shin Megami Tensei : Persona 3 (PS2)
J’ai mis un paquet de temps à finir Persona 3, plus d’un an exactement. Non pas parce que j’ai été happé par le jeu au point de vouloir booster à fond mes persos et faire toutes les quêtes annexes, non, parce que ce jeu m’a constamment tiraillé entre la lassitude et l’envie d’aller plus loin dans l’histoire. Ce sont surtout les phases au Tartarus qui m’ont posé problème, où l’on doit monter une tour remplie d’ennemis, phases qui sont répétitives et finalement ennuyeuses au possible. Au contraire, les phases de jour, dans la peau d’un lycéen japonais sont excellentes, et le fait que les relations sociales qu’on entretient avec les personnages aient un impact sur la puissance des Persona invoquées en combat est une très bonne idée. Mais à cause de ce Tartarus, j’ai préféré mettre fin rapidement à mon expérience sur Persona 3 en choisissant la mauvaise fin, ce qui m’évita dix heures de Tartarus supplémentaires. Mention spéciale tout de même pour l’OST, que j’écoute encore aujourd’hui en boucle.
Wario Land : Super Mario Land 3 (GB)

J’ai retrouvé Wario Land par hasard, en rangeant ma chambre. Ayant fait Wario Land 4 il y a quelques années et l’ayant adoré, j’ai décidé de me lancer dans le premier volet de la série. Bilan : c’est court, facile mais finalement pas désagréable. Ca occupe une après-midi ou deux, et c’est largement convenable. Evidemment, si on veut quelque chose de plus constitant avec Wario sur portable il faudra se tourner vers Wario Land 4, mais Wario Land premier du nom reste amusant.
Zelda : Link’s Awakening (GB)
Et on garde le meilleur pour la fin. Car oui : Link’s Awakening est mon jeu préféré, toutes consoles, tous genres et toutes générations confondues. Parce que Link’s Awakening, c’est à la fois une aventure épique, une aventure poétique et une aventure simple dans son déroulement. Injustement mis en retrait face à d’autres volets de la série parfois surestimés, il reste cependant l’un des meilleurs épisodes de Zelda et un des meilleurs jeux de la console. Et malgré le fait que je le considère comme mon BGE, je n’avais jamais pris la peine de le finir, d’aller jusqu’au bout de l’aventure, jusqu’à récemment où j’ai accompli la quête de Cocolint et réveillé le Poisson-Rêve. J’en parlerai de façon plus approfondie dans un autre article.
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Passons maintenant aux sélections, faites donc à partir des jeux listés ci-dessus :
Meilleure console de l’année :
Xbox 360

C’est clairement la console sur laquelle j’aurais passé le plus de temps cette année, avec un paquet de bons titres.
Meilleur jeu joué cette année :
Zelda : Link’s Awakening

Evidemment, c’était couru d’avance. Cependant si je n’avais pas compté Link’s Awakening, ç’aurait sûrement été Portal 2 qui l’aurait remporté.
Jeu joué cette année comportant les meilleurs graphismes :
Batman : Arkham Asylum

Pas loin devant Bioshock 2, que je n’ai pas choisi parce que j’avais déjà joué au premier et que du coup l’effet de surprise quant au lieu visité est absent, contrairement à Arkham Asylum où j’étais en terrain inconnu. Just Cause 2 aurait pu aussi remporter ce titre d’autant plus qu’il bénéficie d’une map gigantesque, mais il n’a pas cette atmosphère et cette identité graphique qu’à Batman.
Jeu joué cette année avec la meilleure OST :
Shin Megami Tensei : Persona 3

Une OST éclectique et maîtrisée, que j’écoute encore avec plaisir aujourd’hui. En grand amateur de Anamanaguchi, Scott Pilgrim était pas loin du titre, mais définitivement l’OST de Persona 3 aura été celle qui m’a le plus marqué cette année.
Jeu joué cette année avec le meilleur scénario :
Portal 2

Une aventure haletante, des rebondissements inattendus, des personnages hauts en couleur, pas de doute, Portal 2 bénéficie du meilleur scénario que j’ai pu voir cette année. Pas loin derrière suit GTA IV, dont j’ai adoré l’atmosphère (et j’y reviendrai dans un prochain article).
Jeu joué cette année le plus WTF :
Rock of Ages

Avec son concept atypique et son humour à la Monty Python, Rock of Ages est le jeu le plus loufoque auquel j’ai pu jouer cette année, et de loin.
Jeu joué cette année le plus OMGWTFBBQ :
Jump Ultimate Stars

Seiya VS AraleVS Kenshiro VS Bobobo-bo Bo-bobo, un rêve totalement fou et désormais réalité. J’aurais pu aussi choisir Just Cause 2, pour le côté « je highjack un Boeing en vol à deux mille mètres d’altitude » ou « je saute d’un bâtiment de deux kilomètres de hauteur et j’ouvre mon parachute à deux mètres du sol ».
Jeu joué cette année le plus difficile :
Half-Life

J’aurais aussi pu mettre Sonic, mais Half-Life est beaucoup plus long, et est donc beaucoup plus douleur. Je me souviens encore du passage sur Xen avec ses sauts millimétrés et ses ennemis totalement abusés qui m’ont fait pleurer des larmes de sang.
Personnage le plus marquant de l’année :
Wheatley de Portal 2

Un robot totalement barré et involontairement drôle, qui est finalement plus humain que le personnage principal, bénéficiant en plus d’un excellent doublage et de très bonnes animations.
Moins bonne IA de l’année :
Hitman : Blood Money

Blood Money a beau être un excellent jeu, son IA est tout de même déplorable. Les ennemis ne prennent en compte que les vêtements que porte Code 47, pas son physique. Ainsi, si on tue un agent du FBI afro-américain, qu’on lui pique ses vêtements et qu’on va voir d’autre PNJ, ça surprendra personne que subitement il s’est transformé en homme blanc et chauve avec un code barre derrière la tête et une tête de tueur à gage. Bon j’exagère un peu car, sans ça, Blood Money serait sûrement injouable.
Scène la plus marquante de l’année :
Les passages avec l’Epouventail dans Batman : Arkham Asylum

Voilà des passages qui m’auront vraiment impressionné. Lors de ces phases, on passe de l’asile d’Arkham a un monde déstructuré possédant une ambiance unique. Le but n’est plus de déjouer les pièges du Joker en neutralisant ses sbires mais de s’enfuir en se cachant de l’Epouventail avec une caméra placée de côté façon jeu de plate-forme. Dommage que ces phases soient un peu redondantes.
Arme la plus trippante de l’année :
La foreuse de Bioshock 2

Parce que foncer sur un ennemi pour le défoncer à coup de foreuse, ça n’a pas de prix.
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Voilà pour 2011, une très bonne année en ce qui concerne mes activités vidéoludiques. J’espère qu’il en sera de même pour 2012, même si je n’ai pas de gros doutes là-dessus.
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